Une institutrice expulsée du tribunal avant d’être condamnée pour harcèlement
- Sacrée Maman

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Près de Lyon : une ancienne enseignante condamnée à de la prison ferme après des années de tensions à l’école
Dans la petite commune de Marennes, près de Lyon, une affaire qui faisait murmurer parents et enseignants depuis longtemps vient de trouver son épilogue judiciaire. Le 25 février 2026, une ancienne institutrice de 62 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Lyon à 24 mois de prison, dont 12 mois ferme, pour des faits de violences et de harcèlement sur plusieurs élèves.
Pendant des années, l’atmosphère autour de sa classe aurait été particulièrement tendue. Selon plusieurs témoignages, les cris de l’enseignante résonnaient régulièrement au-delà des murs de l’école. Le maire de la commune, Timotéo Abellan, évoque même des élèves contraints de courir dans la cour « par tous les temps » sous les hurlements de leur professeure.
Derrière les portes de la classe, certains enfants auraient été régulièrement humiliés. Des parents racontent que leurs enfants ne voulaient plus aller à l’école, certains développant même un stress important. L’un d’eux aurait reçu des cahiers lancés au visage tandis qu’on lui répétait qu’il était « bête ».
Malgré plusieurs signalements au fil des années, la situation aurait perduré. Une collègue aurait même demandé sa mutation, expliquant qu’elle ne supportait plus « de voir des enfants se faire humilier sans rien faire ».
L’affaire prend véritablement de l’ampleur en 2024, lorsque des témoignages sont recueillis dans le cadre du programme national de lutte contre le harcèlement scolaire. En janvier 2025, les parents apprennent que l’enseignante ne reviendra plus dans l’établissement. Quatre familles décident alors de porter plainte.
Les gendarmes auditionnent une trentaine de personnes. Un rapport interne de l’Éducation nationale décrit un « comportement exempt de bienveillance, humiliant voire violent » envers certains élèves.
Mais le moment le plus inattendu arrive lors du procès. Présente sans avocat, l’ancienne enseignante multiplie les interruptions pendant l’audience. Après trois avertissements, le président du tribunal décide de l’expulser de la salle. Le jugement est rendu en son absence.
Le procureur avait demandé deux ans de prison avec sursis. Le tribunal a finalement choisi une peine plus lourde : 24 mois de prison dont 12 mois ferme, une décision révélée notamment par Le Progrès.
Dans ce village d’environ 1 700 habitants, l’affaire laisse encore un goût amer. Pour plusieurs familles, ce jugement marque surtout la fin d’années de malaise et de silence autour d’une classe où l’ambiance semblait tout sauf sereine.



